par Cybèle S.,
avocate.


La question de la morale est omniprésente au sein de la saga Harry Potter, et l’étude des Sorts Impardonnables offre une illustration de la relation complexe entre la morale et le droit.

Dès 1717 (date mentionnée dans les Contes de Beedle le Barde, aussi aisée à retenir que celle de la bataille de Marignan), le Ministère de la Magie a interdit l’usage de trois sorts « Impardonnables » relevant de la Magie Noire et portant incontestablement atteinte aux droits qualifiés de fondamentaux par les moldus.

Le premier de ces sorts est le sortilège « Doloris »  qui inflige une douleur aiguë à sa victime, et peut la mener à la folie. L’interdiction de ce sort est assimilable, en droit moldu, à l’interdiction de pratiquer un acte de torture, prévue aussi bien par le droit international (sans être exhaustif : Convention européenne des droits de l’Homme, article 3 ; Pacte international relatif aux droits civiques et politiques, article 7 ; Convention américaine relative aux droits de l’Homme, article 5.2 ; Convention contre la torture de 1984) que par le droit interne (Code pénal français, article 222-1).

Le deuxième est le sortilège « Imperium » qui consiste à soumettre la victime au contrôle total du sorcier ayant jeté le sort, la privant dès lors de tout libre arbitre. Tant physiquement que psychologiquement, la victime de ce sort se retrouve alors totalement asservie, obéissant à tous les ordres de celui qui l’a lancé contre elle. TOUS les ordres. La victime pourra ainsi commettre des crimes sans en avoir conscience. Pour comparaison, l’asservissement est également condamné en droit moldu (pour exemples : Pacte international des droits civils et politiques, art. 8 ; Convention européenne des droits de l’Homme, article 4 ; Code pénal français, articles 224-1 et s.). Une des particularités de ce sort est qu’il est indétectable. Il n’est donc pas possible d’en établir la preuve. De nombreux Mangemorts ont ainsi pu, pour leur défense, faire croire qu’ils avaient commis des crimes sous l’empire d’un sort Imperium afin d’échapper à un séjour à la prison d’Azkaban (l’équivalent du Guantanamo moldu, en pire).

Le dernier Sort Impardonnable est sans conteste le plus connu de l’univers Harry Potter : « Avada Kedavra ». Ce sort provoque instantanément la mort de celui contre qui il est lancé. Nul besoin de justifier l’interdiction de ce puissant sort auquel seules deux personnes ont survécu : Harry Potter, protégé par l’amour de sa mère, et Lord Voldemort, protégé par les Horcruxes.

Celui qui viendrait à jeter l’un de ces trois sorts contre un sorcier ou contre un moldu est passible de la plus lourde des peines dans le monde des sorciers : un emprisonnement à vie à Azkaban (CF).

Fins connaisseurs du monde sorcier, vous me direz que le Ministère ne pardonne pas le sort Doloris infligeant de lourdes souffrances à sa victime, mais utilise des Détraqueurs comme gardien de la prison d’Azkaban. Vous ajouterez qu’il interdit l’utilisation de l’Imperium mais qu’il tolère l’asservissement des Elfes de maison. Enfin, vous me glisserez à l’oreille que l’utilisation d’Avada Kedavra est interdite, mais que, finalement, d’autres sorts, qui ne sont pas « Impardonnables », peuvent facilement être utilisés pour tuer quelqu’un (par exemple, Sectumsempra). En réalité, ce n’est pas le crime en lui-même qui est impardonnable. Est véritablement impardonnable la profonde et sincère volonté sadique qui doit animer l’auteur du sort de faire souffrir, asservir ou tuer, et sans laquelle le sortilège ne peut avoir d’effet. On peut ici, dans une certaine mesure, penser au droit pénal français dans lequel le caractère intentionnel de l’acte est pris en compte en sus de son caractère matériel pour caractériser certaines infractions.

Des sorts pas si impardonnables

Malgré l’interdiction de ces sorts par le Ministère de la Magie, ceux-ci sont plusieurs fois utilisés par les protagonistes de la saga.

Le lecteur découvre ces trois sorts au Chapitre 14 de la Coupe de Feu, lors d’un cours de « Défense contre les forces du mal » assuré par Barty Croupton Jr, sous les traits de Maugrey Fol Œil. La démonstration alors effectuée porte à controverse : le Professeur lance consécutivement l’ensemble des Sorts Impardonnables sur une araignée, et daigne même utiliser le sort Imperium sur les élèves assistant à son cours. Il n’a jamais été inquiété pour cela, ni par Albus Dumbledore, directeur de l’établissement à l’époque, ni par le Ministère de la Magie. Toutefois, une telle démonstration, même à des fins pédagogiques, aurait incontestablement dû être sanctionnée. Imaginez, par exemple, qu’un professeur moldu utilise la torture sur ses élèves, dans le but de leur montrer « à quoi s’attendre, au cas où ». Cela n’est pas concevable, et ne devrait pas l’être non plus dans le monde sorcier. Aussi, ce passage du roman soulève une question : les Professeurs de Poudlard sont-ils au-dessus des lois ?

Outre cet exemple particulier, les « Sortilèges Impardonnables » sont autorisés en temps de guerre. On  notera ainsi que l’utilisation de ces trois sorts a été autorisée pour les Aurors lors de la Première Guerre des Sorciers (CF), mais également sous le régime de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Dire-Le-Nom que l’on nommera tout de même (car c’est moins long à écrire) : Lord Voldemort. Sous le règne du Seigneur des Ténèbres, Harry Potter a donc pu utiliser ces sorts à de multiples reprises, sans risquer de sanction (sort Doloris contre Amycus Carrow, Mangemort ; sort Imperium contre Bogrob, Gobelin et Travers, Mangemort).

Ainsi, en cas de guerre, conflit, ou légitime défense, les Sorts Impardonnables ne sont plus si impardonnables, puisqu’utilisés dans un but louable : mettre un terme à la terreur. La question morale qui se pose alors est la suivante : faut-il nécessairement autoriser, à titre exceptionnel, l’utilisation du « mal » pour venir à bout du mal ? Question sensible, à laquelle les moldus ont également beaucoup de difficulté à répondre, les débats actuels relatifs aux mesures post-attentats sont d’ailleurs un parfait exemple de sa complexité.

Par ailleurs, et sans rentrer dans le détail du droit des conflits armés (qui fera l’objet d’une autre contribution), on notera simplement que l’autorisation d’utiliser les Sorts Impardonnables en temps de guerre est générale, et ne prévoit aucune restriction, notamment pour la protection des civils, contrairement au droit international moldu (voir en ce sens les différentes Conventions de Genève de 1949).

Pour une réforme des « Sortilèges Impardonnables » inspirée du droit moldu

Il faut rappeler que le classement de ces sortilèges comme étant des « Sorts Impardonnables » date de 1717 (soit près d’un siècle avant le Code civil de Napoléon). Aucune évolution législative ni aucun projet de réforme n’a jamais eu lieu à ce propos dans le monde sorcier, qui semble quelque peu conservateur sur ce sujet. Or, les lois magiques gagneraient, sous certains aspects, à s’inspirer du droit moldu.

Tout d’abord, la tentative de lancer un Sort Impardonnable ne semble pas être sanctionnée, ce qui peut paraître choquant d’un point de vue moldu. Par exemple, Harry Potter a tenté deux fois, hors temps de guerre, de lancer un sort « Doloris » (contre Bellatrix Lestrange (OP), et contre Severus Rogue (PSM)). M. Potter n’ayant pas la volonté suffisante de faire souffrir ses victimes, le sort n’a pu atteindre son but ultime.

Le Code pénal moldu français prévoit qu’est auteur d’une infraction délictuelle ou criminelle aussi bien celui qui la commet que celui qui tente de la commettre (Code pénal, article 121-4). La tentative répond à cette définition. « Elle est constituée dès lors que, manifestée par un commencement d’exécution, l’infraction n’a été suspendue ou n’a manqué son effet qu’en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur » (article 121-5 Code pénal).

En l’espèce, le commencement d’exécution existe bien (M. Potter a prononcé la formule du sort), l’infraction a cependant manqué son effet du fait de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur, ce dernier n’ayant pas, à ce moment-là, le sadisme suffisant pour permettre l’efficacité du sort. La tentative criminelle semble donc bien être constituée.

Toutefois, M. Potter n’a JAMAIS été inquiété le moins du monde pour avoir tenté de lancer ces sorts. Au contraire, le monde sorcier l’adule et les enfants moldus se réjouissent de ses aventures.

Aucun témoin n’étant présent lors de ses tentatives, M. Potter s’est sûrement dit la même chose que vous la dernière fois que vous avez loupé votre créneau, rayé la voiture d’un inconnu et êtes parti sans laisser de mot : « pas vu, pas pris ». Pourtant, le Ministère de la Magie a, sans nul doute, les moyens de tracer l’utilisation de la Magie Noire, et ne peut ignorer les diverses tentatives de M. Potter d’utiliser un Sort Impardonnable hors temps de guerre.

Il aurait donc, sans doute, été plus juste que M. Potter reçoive une sanction (même symbolique), afin que nul ne puisse penser qu’il est possible ne serait-ce que de tenter de jeter un Sort Impardonnable en toute impunité.

En outre, la loi magique ne prévoit de sanction que si le Sort Impardonnable est jeté contre un sorcier ou contre un moldu, et autorise donc implicitement leur utilisation sur les animaux et sur les créatures magiques.

A toutes fins utiles, on rappellera que le droit pénal moldu français sanctionne le fait d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal (Code pénal, article 521-1).

Le droit sorcier doit absolument évoluer sur la question de la protection des créatures magiques et des animaux (cela fait d’ailleurs l’objet d’une autre contribution), et cette profonde évolution pourrait être amorcée par l’introduction dans la loi magique d’une sanction pour toute utilisation d’un Sort Impardonnable contre l’une d’elles.

Enfin, si seuls ces trois Sorts sont classés comme « Impardonnables », cela signifie-t-il que les autres sorts sont, eux, « Pardonnables » ?

Au sens de l’auteure de ces lignes, la réponse est négative. D’autres sorts pourraient également rentrer dans cette catégorie, notamment, le sort « Oubliette » qui a pour effet d’effacer les souvenirs de celui qui en est victime. L’utilisation de ce sort a notamment été autorisée pour les membres du Ministère de la Magie afin de simplifier les relations avec le monde moldu : les souvenirs de tout moldu témoin d’un événement magique sont effacés afin de protéger le secret de l’existence du monde des sorciers.

Au-delà de ce cas spécifique, l’utilisation de ce sort ne devrait être ni autorisée ni pardonnée. Aussi douloureux que soit un souvenir, il participe à la construction d’un être humain. Effacer le souvenir d’un individu revient à lui retirer la possibilité de se forger une identité propre grâce à son vécu. Est-il pardonnable d’altérer ainsi le destin d’une vie humaine ?

Une nouvelle fois les lois magiques gagneraient à s’inspirer du droit moldu qui protège le droit à l’identité et à l’intégrité tant physique que morale de l’individu (voir notamment : Convention européenne des droits de l’Homme, article 8 et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme).

*
*   *

Finalement, l’adjectif « Impardonnable » et non pas « Illégal » ou « Interdit » nous donne un indice quant aux questions morales plus que légales posées par l’utilisation de ces sorts.

Dans le Prince de Sang-Mêlé, Drago Malefoy utilise le sortilège Imperium contre Madame Rosmerta dans le but de l’obliger à donner le collier d’opale à Katie Bell. Albus Dumbledore ne le blâme aucunement pour cet acte censé être impardonnable. Bien au contraire, il considère que l’utilisation de ce sort, dans ce cas précis, était une solution adéquate à un problème complexe. L’utilisation de ces sorts est donc « pardonnable », même par les plus sages des sorciers, lorsqu’ils sont utilisés au bénéfice de la société.

Aussi, l’étude des Sorts Impardonnables nous offre un bel aperçu de la complexité de la relation entre l’objectivité de la Justice et la subjectivité de la morale : certains actes peuvent malgré leur atrocité, dans certaines circonstances, être pardonnés et échapper à toute sanction.

Comme le résume Sirius Black (OP – film) : « Dans le monde il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les Mangemorts, il y a une part de lumière et d’ombre en chacun de nous. Ce qui compte c’est celle que l’on choisit de montrer dans nos actes (…) ».

Publicités

3 réflexions sur “Les Sorts Impardonnables

  1. « – C’est la première fois que tu lances un Sortilège Impardonnable, n’est-ce pas, mon garçon ?
    hurla-t-elle.
    Elle avait renoncé à sa voix de bébé.
    – Il faut vraiment vouloir la souffrance de l’autre, Potter ! Et y prendre plaisir. La juste et
    sainte colère n’aura pas beaucoup d’effet sur moi. »

    –> Ne peut-on pas considérer que l’absence de volonté de HP de faire souffrir Bellatrix (et donc son absence de sadisme) suffit à écarter l’existence d’une tentative ? Après tout, il est assez délicat de considérer que l’infraction n’a été suspendue ou n’a manqué son effet qu’en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur. Au contraire, la volonté de HP, ou plutôt son absence, est au cœur de l’inefficacité du sort il me semble.

    Quand à Drago et son utilisation de l’imperium, ne peut-on pas considérer qu’il se trouvait dans une situation de contrainte ? Son échec à tuer Dumbledore lui aurait sans nul doute valu la mort. Narcissa, sa mère, explique bien qu’en confiant cette tâche à Drago Lord Voldemort entendait punir la famille Malefoy pour les manquements de Lucius (pour récupérer la prophétie dans OP), c’est la raison pour laquelle elle demande à Rogue de se soumettre à un serment inviolable au tout début du tome 6. Cela dit, Drago refuse continuellement l’aide de Rogue au cours du tome 6 et semble avoir embrassé la cause de Voldemort :

    « J’essaie de t’aider. J’ai juré à ta mère que je te protégerais… j’ai fait le Serment Inviolable Drago. »
    « Il semble que vous allez devoir le rompre alors, parce que je n’aurais pas besoin de votre protection ! C’est mon devoir, il me l’a donné à moi et je le fais. J’ai un plan et il va marcher, cela prend juste plus de temps que prévu. »
    […]
    « Je sais ce que vous préparez ! Vous voulez voler ma gloire ! »

    J'aime

  2. Bonsoir Marie !

    => Concernant la tentative d’Harry Potter de faire souffrir Bellatrix :
    Je suis en partie d’accord avec vous et attendais que quelqu’un soulève le débat ! Je ne suis pas moi-même foncièrement convaincue que l’on puisse considérer réellement cela comme une tentative. Toutefois, tout se plaide.
    Harry Potter a commencé l’exécution du sort en prononçant la formule.
    Son action a été interrompue par son seul manque de sadisme. Quand on dit que qu’une chose est « indépendante de notre volonté », cela signifie qu’on n’a pas de contrôle sur cette chose. A-t-on un réel contrôle sur notre sadisme ? Notre perversion est-elle dépendante de notre volonté ? Je n’en suis pas certaine.
    En ce sens, il est envisageable d’argumenter que la seule prononciation du sort peut constituer une tentative. Cela porte à débat, évidemment. Et, à ma connaissance, les juridictions sorcières n’ont pas tranché ce point.
    De même, je me réfère à la loi pénale française, mais la notion de « tentative » est peut-être définie d’une autre façon dans le Code des lois magiques (que je n’ai malheureusement pas sous la main) pour éviter toute ambiguïté.

    => Concernant Drago :
    Oui, Drago risquait la mort.
    Mais (et ce n’est que mon point de vue), Drago est un adolescent qui cherche à prouver que lui aussi peut être un vrai « méchant ». Il choisit donc de prêter allégeance à Voldemort, de rejoindre le clan des Mangemorts et de lutter contre son meilleur « ennemi » de toujours : Harry Potter.
    Voldemort lui confie une mission quasi impossible, tuer Dumbledore (chose qu’il n’arrive pas à faire lui-même), dans le but secret qu’il échoue (et de pouvoir ainsi tuer toute la famille Malfoy). En effet, comme vous le rappelez, les Malfoy ne sont pas, à ce moment-là, dans les petits papiers de Vous-Savez-Qui, et tous les stratagèmes montés par Drago dans le 6e Tome (dont l’utilisation du Sort Impardonnable) n’ont finalement qu’un objectif : réhabiliter sa famille auprès du Seigneur des Ténèbres. Drago a toujours su ce qu’il risquait mais comme vous le soulignez : il « semble avoir embrassé la cause de Voldemort ».
    Finalement, à suivre votre raisonnement, tous les Mangemorts seraient sous la contrainte (on en voit de multiples se faire tuer durant la saga pour avoir contrarié Voldemort) et Azkaban serait rempli de pauvres sorciers agissant seulement du fait de la peur de subir le courroux de leur Maître (qu’ils ont choisi, en pleine connaissance de cause, de rejoindre).
    Je n’en suis pas totalement convaincue mais cela pourrait s’avérer vrai pour certains d’entre eux.

    Merci beaucoup pour votre commentaire et l’intérêt que vous avez porté à ma contribution !

    J'aime

  3. Merci de votre réponse !

    En fait, en ce qui concerne Drago, je voyais les choses en deux étapes. Dans un premier temps, il subit une contrainte réelle, la peur de mourir, la peur de condamner sa famille, la pression de cette famille qui l’a placé dans cette situation ; après tout, à ce moment là Drago n’a pas (encore) fait le choix de rejoindre les mangemorts, il est né dans une famille de mangemorts. C’est donc une réelle pression qui pèse sur lui. En revanche, dans un second temps, il ne cherche plus à éviter à sa famille d’être tuée, il cherche la « gloire » auprès du Seigneur des Ténèbres ce qui relève davantage d’un choix que d’une contrainte. Dans le premier cas son intention est de sauver sa famille, dans le second de tuer Dumbledore pour satisfaire Voldemort.

    A ce propos : Aucun témoin n’étant présent lors de ses tentatives, M. Potter s’est sûrement dit la même chose que vous la dernière fois que vous avez loupé votre créneau, rayé la voiture d’un inconnu et êtes parti sans laisser de mot : « pas vu, pas pris ». Pourtant, le Ministère de la Magie a, sans nul doute, les moyens de tracer l’utilisation de la Magie Noire, et ne peut ignorer les diverses tentatives de M. Potter d’utiliser un Sort Impardonnable hors temps de guerre.

    Il existe deux manières (connues) pour le Ministère de la magie de savoir que HP a lancé un tel sort :
    – Le décret sur la Restriction de l’usage de la magie chez les sorciers de premier cycle : qui vaut à Harry Potter une exclusion immédiate de Poudlard (dans OP). Mais cela ne vaut je crois que lorsque le sorcier utilise la magie devant un moldu il me semble, or ce n’est pas le cas dans l’atrium du Ministère de la magie.
    – Prior Incanto : permet de connaître le dernier sort lancé par une baguette (utilisé au début de CF lorsque Winky est prise en possession de la baguette d’Harry Potter et que la marque des ténèbres flotte au dessus des bois après la final de la coupe du monde de Quidditch). On peut supposer que ce sort devrait permettre de révéler l’ensemble des sorts lancés par la baguette du plus récent au plus ancien (comme c’est le cas dans le chapitre 34 de CF). Mais il faudrait avoir été pris sur le fait pour justifier une telle inspection de la baguette d’un sorcier. Une telle inspection constitue sans nul doute une violation de la vie privée du sorcier qui doit être très encadrée…

    On peut imaginer qu’un troisième moyen existe :
    – dans le dernier tome, le simple fait de prononcer « Voldemort » a des conséquences non négligeable : suppression des charmes de dissimulation et de protection, révélation de la localisation du sorcier … Assurément il s’agit là d’un sort très puissant, on peut même supposer que seul un sorcier aussi puissant que Voldemort pouvait créer un tel sort, mais le monde de la magie compte suffisamment de grands sorciers dans son histoire pour que l’un d’eux soit capable de créer un tel sort pour déceler l’utilisation d’un sortilège impardonnable. Mais, comme vous l’avez si bien fait remarquer, ces sortilèges ne sont impardonnables que s’ils sont lancés contre des sorciers ou moldus. C’est d’ailleurs une énorme faille de sécurité pour l’ensemble des sorciers puisque leur or est gardé uniquement par des Gobelins et que Harry Potter utilise le sortilège de l’imperium pour pénétrer dans les coffres de Gringotts…

    Nul doute que l’arrivée d’Hermione Granger à la tête du Département de la Justice Magique aura un impact positif pour les droits et libertés de l’ensemble des créatures magiques.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s