par Raphaël Maurel,
Doctorant et ATER en droit public à l’Université d’Auvergne, Centre Michel de l’Hospital


L’univers d’Harry Potter étant calqué sur notre monde, il n’échappe pas à un besoin social presque primaire : le sport. Ainsi retrouve-t-on trois types de sports ou compétitions dans la saga de J.K. Rowling : les sports existant chez les Moldus, les sports existant chez les Moldus mais dont la pratique ou les règles divergent chez les sorciers, et enfin les sports inexistants chez les Moldus, faute de connaissance de la magie ou de certitude de sortir vivant d’une partie.

S’agissant de la première catégorie, il faut avouer qu’ils ne constituent pas une matière propice à l’étude. Si l’on sait que l’un des passe-temps favoris de Dumbledore, selon sa carte Chocogrenouille, est la pratique du bowling (ES, chap. 6) – on ne voit d’ailleurs pas trop où il le pratiquerait ; peut-être dans la salle sur demande ? –, rien n’est dit quant au droit du bowling. Est également mentionné, par exemple et sans que l’on sache s’il est pratiqué par les sorciers, le football (ES, chap. 5 mais aussi CF, chap. 12, où l’on apprend que Seamus Finnigan a accroché un poster de son équipe préférée de football au mur).

De la deuxième catégorie peuvent relever les échecs version sorciers, dont la nature de sport sera débattue infra, mais aussi le hockey version fantômes (où ces derniers utilisent leur tête en guise de balle, CS, chap. 8).

Enfin, une troisième catégorie de sports comprend les activités inconnues du monde des Moldus. On y retrouve naturellement le Quidditch, « sport des sorciers » par excellence dont Ronald Weasley compare la popularité avec celle du football chez les Moldus (ES, chap. 5 ; à noter que l’auteur de ces lignes, en bon auvergnat, s’insurge naturellement contre un tel stéréotype), mais également les épreuves du tournoi des Trois Sorciers ou d’autres sports qui seront abordés infra.

Tous ces sports répondent à des règles, comme toute activité humaine (moldue ou non !). Il s’agira donc ici de déterminer comment le droit du sport s’applique dans le monde des sorciers (I), avant de se risquer à une comparaison de contenus avec la lex sportiva (droit du sport) connue des Moldus (II).

I – L’objet de la réglementation : observations sur le phénomène sportif dans le monde des sorciers

Quelques prolégomènes sur ce qui peut être considéré comme un sport auquel des règles seraient applicables ne sont pas inutiles (A) avant de s’intéresser aux institutions sportives du monde des sorciers (B).

A – Qu’est-ce que le sport dans Harry Potter ?

Étymologiquement fondé sur l’idée de distraction, le terme « sport » devrait englober toutes les activités divertissantes. L’évolution de la notion fait que la plupart des dictionnaires définissent le sport comme une activité physique divertissante, en omettant une dimension fondamentale qui permet de distinguer le sport de l’activité physique : la compétition, que l’on peut entendre comme la comparaison des prouesses de différentes personnes ou groupes de personnes par une action déterminée commune (ou une série d’actions, comme un tournoi).

Cette définition demeure imprécise quant au type d’activité. S’il est vrai que le sport recoupe principalement des activités physiques, la reconnaissance de jeux non physiques comme des sports constitue un réel débat sur le fond. Ainsi en est-il pour le jeu d’échec : en France, l’arrêté du 19 janvier 2000 relatif à l’agrément de l’association dite « fédération française des échecs » le reconnaît comme un sport. Il n’en est pas de même en Belgique, puisque l’arrêt du 6 mai 2013 rendu par le Conseil d’État belge confirme pour sa part que « des exercices cérébraux tels que les échecs ne constituent pas une pratique sportive puisqu’ils ne nécessitent aucun effort physique », l’application des règles antidopage par l’organisation de contrôles étant pour le juge belge un argument « dénué de pertinence ».

Dans cette mesure, et celle où les échecs sont présents dans le monde des sorciers, l’on peut se poser la question de savoir s’ils doivent être inclus dans la présente contribution. La réponse devrait être positive.

En effet, bien que la législation du Royaume-Uni d’où écrit J.K. Rowling ne reconnaisse pas officiellement les échecs comme un sport, il existe un faisceau d’indices de nature à faire penser que rien ne l’interdit formellement. La question sera en vérité tranchée dans les mois qui viennent. En effet, dans l’affaire English Bridge Union v. Sport England jugée le 23 avril 2015, Mr Justice Mostyn tient un raisonnement novateur. En l’espèce, Sport England avait refusé la qualification de sport au bridge, causant préjudice à l’Union anglaise de bridge. Voulant exercer un judicial review, l’Union devait obtenir une autorisation d’un premier juge (chargé d’éliminer les requêtes « which are hopeless, frivolous or vexatious »), qui lui est refusée en mars 2015. Le juge Mostyn contredit cette décision : tout en admettant que les arguments de Sport England sont justifiés, il estime qu’il est possible que le bridge et, incidemment, les échecs, constituent un sport. À l’époque de la rédaction de la saga Harry Potter, il est toutefois possible que les échecs étaient considérés dans l’opinion britannique comme un jeu et non un sport.

Les spécificités des échecs « version sorciers » amènent néanmoins à penser que les efforts que les joueurs fournissent pour gagner une partie sont constitutifs d’une activité sportive. On se souvient que lorsqu’Harry y joue pour la première fois, Ron a l’avantage de connaître ses pièces (vivantes) qui exécutent ses ordres, alors qu’Harry voit toutes ses décisions contestées par ses pièces prêtées, devant ainsi fournir un effort de persuasion (ES, chap. 12) ; aussi significative est la violence dont sont victimes les joueurs lorsqu’ils se font éliminer sur un échiquier géant manifestement créé par un esprit tordu (ES, chap. 16). L’on pourrait certes arguer que cet échiquier n’est probablement ni homologué par une éventuelle fédération nationale ou internationale ni par le Département des Jeux et Sports Magiques (ci-après : le DJSM), quoique la dangerosité d’une activité ne semble pas être un critère déterminant dans le processus d’établissement de règles sportives chez les sorciers.

Le droit du sport, dans Harry Potter, concerne à la fois les activités physiques et les échecs versions sorciers, qui répondent à des règles précises. On pourrait y ajouter le jeu de Bavboules, dont on ne sait pas grand chose sinon qu’il se joue avec des pierres semblables à des billes (qui ont la sympathique particularité de cracher un liquide répugnant sur le perdant du point), et les jeux sur balais cités dans l’excellent « Quidditch à travers les âges ». Le jeu de Bataille explosives semble plutôt relever des jeux et non du sport, dans la mesure où aucun effort ne doit être fourni à aucun moment : il suffit d’attendre le moment où les cartes exploseront par hasard.

B – Le sport dans Harry Potter, un phénomène institutionnalisé

Le droit du sport est, dans le monde des Moldus, créé et appliqué dans le cadre de structures dont on a pu dire qu’ils s’agissait d’institutions (au sens de Santi Romano), à l’origine de la création d’un ordre juridique transnational plus ou moins autonome de l’ordre étatique et des ordres interétatiques (voir F. Latty, La lex sportiva – Recherche sur le droit transnational, Leiden/Boston, Martinus Nijhoff Publishers, 2007, xxi + 849 p.). L’on trouve dans le monde des sorciers des structures similaires, amenant à penser que le phénomène sportif est aussi institutionnalisé chez les sorciers que chez les Moldus.

Tout d’abord, le DJSM du Ministère de la Magie est chargé d’organiser les principales manifestations sportives ayant lieu sur le territoire britannique, comme la Coupe du Monde du Quidditch et le Tournoi des Trois Sorciers. Il agit de la même manière qu’un Comité organisateur local (COL) chargé par un gouvernement d’organiser une Coupe du Monde de la FIFA par exemple (comme « Russie 2018™ » mis en place par le gouvernement de la Fédération de Russie et la Fédération russe de football en janvier 2011). En revanche, on peut noter que ce COL montre un degré d’autonomie très minime vis-à-vis du gouvernement d’accueil, puisqu’il est confondu avec le Département lui-même directement intégré au Ministère de la Magie.

Comme dans le monde des Moldus, de nombreuses organisations sportives existent, au niveau national comme international. Ainsi peut-on citer, au niveau international, l’Association internationale de Quidditch (CF, chap. 8) qui regroupe les fédérations nationales comme la Ligue de Quidditch Australienne (QA). Au niveau national, on peut citer par exemple le club officiel de Bavboules, dont l’autonomie par rapport à l’ordre juridique national, là encore, semble limitée puisque ses bureaux se trouvent dans ceux du DJSM au niveau sept du ministère de la Magie (OP, chap. 7).

L’accès à certaines organisations sportives est réglementé par des normes internes qui ne semblent en revanche pas contestables devant une juridiction ou un organe national ou international, démontrant un degré d’autonomie plus important. Ainsi en est-il du fameux club des Chasseurs sans têtes (sur la question de savoir si la chasse est un sport ou non, le même raisonnement que pour les échecs devrait être mené ; il suffira toutefois de constater que les activités proposées aux membres du club, à savoir le lancer de têtes à cheval ou la course sans tête, relèvent clairement de l’activité sportive) (CS, chap. 8). Il en est de même pour le Tournoi des Trois Sorciers dont l’accès n’est possible, du fait d’une nouvelle réglementation internationale, que pour les élèves âgés de 17 ans et plus. Il demeure surprenant de constater que la règle cède devant celle du choix effectué par la Coupe : dans l’ordre juridique sportif institué par les organisateurs du Tournoi, il semble que les règles fondatrices de la compétition, qui plus est de sécurité, puissent être contestées par les décisions d’un objet inanimé. Ces dernières ne sont manifestement pas contestables.

II – La nature de la réglementation : essai de comparaison avec la lex sportiva moldorum

Il s’agira ici, d’une part, de s’interroger sur la ressemblance des règles sportives entre les deux mondes (A), puis sur certaines spécificités du droit du sport des sorciers (II).

A – Un socle de règles communes : coïncidences ou cohérence ?

Les phénomènes sportifs moldu et sorcier présentent tout d’abord quelques traits communs qu’il convient d’exposer.

Le premier point commun est l’esprit sportif. Dumbledore en fait mention lorsqu’il présente le Tournoi des Trois Sorciers, une « compétition amicale entre les trois plus grandes écoles de sorcellerie d’Europe » dont le but est la coopération et le renforcement des liens entre les sorciers (CF, chap. 23), comme dans toute compétition sportive moldue.

Un autre point commun réside dans la présence d’acteurs du monde sportif que l’on retrouve régulièrement chez les Moldus. Ainsi en est-il du jury du Tournoi des Trois Sorciers, qui est d’ailleurs composé de manière la plus impartiale possible : les directeurs des trois écoles font toujours partie des jurys (CF, chap. 15). S’y ajoutent le directeur du Département de la coopération magique internationale (CF, chap. 20) et celui du Département des jeux et sports magiques. Il existe, pour le Quidditch, des arbitres. Il est à cet égard étonnant que l’arbitre de la Coupe du monde de Quidditch soit le président-sorcier général de l’Association internationale de Quidditch, M. Hassan Mostafa (CF, chap. 8). On voit mal Joseph S. Blatter arbitrer la Coupe de Monde de football…

Existent également des règles substantielles proches de celles des jeux moldus. Ainsi en est-il du droit à un temps mort pendant un match de Quidditch (PA, chap. 9 et QA), mais aussi des sanctions infligées pour faute. Bien que 700 fautes aient été identifiées et non communiquées au public pour éviter de donner des idées aux joueurs (QA), on note l’existence de pénaltys pour faute (PA, chap. 15). Dans un match, Mme Bibine attribue un penalty en faveur de Gryffondor pour « attaque injustifiée envers un de leurs poursuiveurs », ce qui laisse à penser qu’une attaque contre un autre joueur peut être justifiée, et un en faveur de Serpentard pour « coup de batte délibéré à l’un de leurs Poursuiveurs », ce qui laisse à penser qu’un coup de batte involontaire ne serait peut-être pas sanctionné. L’arbitrage de ce même match montre également que la violence est tout à fait autorisée, dès lors que certaines conditions sont réunies : « [o]n n’attaque pas le Gardien tant que le Souaffle ne se trouve pas dans la zone de tir », précise Mme Bibine. Un coup franc est également accordé lorsque Marcus Flint essaye de bloquer Harry et que son balai dévie violemment de sa trajectoire (ES, chap. 11).

Enfin, comme dans le monde des Moldus, certains sports sont tout simplement interdits. Des accords internationaux ont ainsi été signés en faveur de l’interdiction des duels ; ils ne sont toutefois pas universels, puisque le Ministère tente de les faire signer par la Transylvanie (CF, chap. 23).

Ces quelques points communs, que l’on peut raisonnablement attribuer à la logique humaine conduisant à réguler deux situations proches par des règles proches, ne doivent pas occulter de nombreuses différences.

B – Les règles propres aux manifestations sportives dans le monde des sorciers : des règles spéciales à l’absence de règles

Deux types de règles propres aux sports des sorciers peuvent être identifiés.

La première catégorie de ces règles regroupe celles qui découlent de l’application du droit commun des sorciers, montrant que la lex sportiva des sorciers est rattachée à l’ordre juridique international de la sorcellerie. Ainsi peut-on raisonnablement penser qu’il est interdit de remonter le temps pour changer le cours du temps (règle qui pourrait s’apparenter à une règle de jus cogens de l’ordre juridique international des sorciers, mais c’est une autre question…voir PA chap. 21). De même, le Code international du secret magique (CISM, voir CF, chap. 26 ; cf. Institutions et relations internationales dans l’univers de Harry Potter) contient la règle indérogeable selon laquelle les Moldus ne doivent jamais découvrir l’existence des sorciers. Il en découle de nombreuses règles applicables aux sports des sorciers, notamment des normes de sécurité imposant par exemple que « chaque centimètre carré » soit traité avec des sortilèges Repousse-Moldu pour l’organisation de la Coupe du Monde de Quidditch (CF, chap. 8). L’autonomie de la lex sportiva des sorciers est, à cet égard, moins importante que celle des différentes fédérations sportives qui ne sont pas soumises à de telles règles de droit international – quoi qu’il y a fort à parier qu’une tentative de génocide initiée par la Fédération mondiale de curling verrait l’opposition formelle et unanime de la société internationale.

La seconde catégorie de règles propres est constituée de celles que l’on ne retrouve que dans le monde des sorciers et à propos de certains sports seulement, ce qui confirme encore l’existence, comme dans le monde des Moldus, d’ordres juridiques sportifs distincts. Certaines de ces règles sont dictées par la raison : ne peuvent pratiquer la chasse sans tête que les fantômes ayant été décapités (CS, chap. 8) – mais il est plus difficile de déduire de cette évidence l’impossibilité pour un non-décapité d’accéder au Club des chasseurs, la lettre de refus adressée à Nick-Quasi-Sans-Tête (NQST) précisant bien que seules « certaines activités » ne seraient pas réalisables (voir supra). Le fait de ne pas être totalement décapité devrait d’ailleurs pouvoir permettre à NQST de se prévaloir de l’article 4.4 de la Charte européenne du sport, si elle était applicable, selon lequel « [l]es propriétaires d’installations sportives prendront les dispositions nécessaires pour permettre aux personnes défavorisées y compris celles souffrant d’un handicap physique ou mental d’accéder à ces installations ». Le club devrait donc théoriquement permettre un aménagement des activités sportives concernées pour permettre aux personnes défavorisées (comme NQST du fait de sa décapitation incomplète), de participer aux compétitions sous une forme différente.

Enfin, deux types de règles communes semblent presque totalement absentes du droit du sport des sorciers.

Tout d’abord, la question de la lutte antidopage et de la fraude en général. Il n’existe pas de dispositif de lutte antidopage chez les sorciers, et il est évident que le CISM interdit la signature du Code Mondial Antidopage de 2003 comme l’adhésion à l’Agence Mondiale Antidopage. Toutefois, l’usage de la magie, formidable outil de dopage, peut être encadré : il est notamment interdit d’utiliser la baguette pendant un match de Quidditch, même si les joueurs peuvent la porter (QA). Toutefois, Harry n’est pas sanctionné lorsqu’il utilise la sienne pour se protéger de prétendus Détraqueurs par un patronus (PA, chap. 13), ce qui amène à la question de la lutte antifraude.

La fraude semble être monnaie courante dans les activités sportives des sorciers. Fol-Oeil (ou plutôt Barty Croupton Jr) le dit lui-même à Harry : « Tricher fait partie des traditions du Tournoi des Trois Sorciers. Personne ne s’en est jamais privé » (CF, chap. 20). Même si Hermione rappelle plus tard la règle à Harry (CF, chap. 21), cela ne l’empêche pas de tenter de découvrir collectivement la signification du message contenu dans l’œuf d’or ni d’être aidé en général. La question de la « tradition » évoquée par Maugrey ramène à celle de la valeur de l’usage sportif et à ses relations avec la lex sportiva, mais elle dépasse le cadre de cette contribution… S’agissant du Quidditch, il est loisible de se poser les mêmes questions. Si Harry se dit que Serpentard n’aurait certainement pas le droit de jouer au Quidditch sur des dragons (PA, chap. 15), cela ne l’empêche pas de recourir à certaines astuces magiques, avec l’aide d’Hermione, pour se protéger du mauvais temps, et ce pendant la mi-temps (PA, chap. 9) !

La deuxième absence est celle de règles de sécurité élémentaires, qui ne sera pas développée tant elle est manifeste. On se bornera à mentionner que si la sécurité du public est généralement assurée (le DJSM assure la sécurité lors de la Coupe du monde de Quidditch ; des éleveurs de dragons sont présents pour les maîtriser une fois la première épreuve du Tournoi des Trois sorciers achevée…), il a été précisé que l’unique règle propre à assurer la sécurité des compétiteurs du Tournoi des Trois Sorciers, relative à l’âge des participants, pouvait être écartée sur décision d’un objet magique. Une exception a pu être relevée : le Professeur Mc Gonagall souhaite en effet interdire à Harry de jouer au Quidditch car il serait trop exposé à Sirius Black (PA, chap. 9). Elle cède finalement en demandant à ce que Mme Bibine surveille les entraînements – et l’on peut se demander si n’est pas en jeu la responsabilité de l’établissement Poudlard, plutôt que des règles sportives. L’absence de règles sportives de sécurité semble confirmée dans le même chapitre où il est affirmé qu’« [o]n n’annulait jamais un match de Quidditch pour un simple orage », alors que les conditions météorologiques rendaient à l’évidence toute vision impossible en l’espèce.

Remarques conclusives. La lex sportiva du monde des sorciers, un ordre juridique rattaché à la lex sportiva moldorum ?

Cette vaste question mériterait bien sûr une thèse, que l’on n’a malheureusement pas le temps de rédiger. La structure de la lex sportiva des sorciers montre une institutionnalisation des activités sportives proche de celle des Moldus, si bien qu’il est raisonnable d’imaginer la co-existence d’une lex sportiva moldorum, constituée du Mouvement olympique centralisateur, des fédérations sportives internationales et nationales, avec une lex sportiva sortiariorum composée des fédérations internationales des différents sports et des branches nationales afférentes. L’équivalent d’un Mouvement sportif des sorciers n’a pu en revanche être décelé…

On pourrait toutefois imaginer un ordre juridique sportif des sorciers proche mais distinct de celui des Moldus, qu’il copie sans communiquer avec lui, se bornant à l’observer et à adapter ses structures et règles à la société des sorciers. En ce sens, la lex sportiva sortiariorum serait rattachée par un processus d’imitation à la lex sportiva moldorum, qui servirait de modèle à transposer et à adapter.

À moins que nous, pauvres Moldus, ayons copié sans le savoir le droit transnational sorcier…

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